Les Perdus
Les Perdus sont un groupe de motards qui mènent une vie détachée et indépendante. Les conflits armés entre factions les concernent rarement, en grande partie à cause de la nature même de leur groupe : une quête de liberté et l’amour des motos.
C’est sans aucun doute la faction la plus pacifique, ce qui ne veut évidemment pas dire qu’elle est amicale.
Les Perdus sur la carte

Base des Perdus

Histoire des Perdus
La plupart des membres actuels des Perdus faisaient autrefois partie d’une vieille bande de motards de Stab City, qui comptait à l’origine treize personnes.
Le groupe était sur le point d’éclater, faute de l’unité d’antan et à cause des grands écarts d’âge entre ses membres, qui avaient de 18 à 60 ans.
La bande se divisait de plus en plus entre une « ancienne génération » et une « nouvelle génération ».
Les plus jeunes prônaient l’abandon des règles traditionnelles, l’individualisme et l’insouciance, tandis que les motards plus âgés restaient attachés aux coutumes établies depuis des années, tant dans leur comportement que dans leur apparence.
Tout changea lorsqu’une explosion ravagea Human Labs.
À ce moment-là, toute l’ancienne génération roulait comme à son habitude sur des routes de campagne poussiéreuses lorsqu’une forte détonation retentit au loin et que des nuages de fumée s’élevèrent dans le ciel.
Ils sentirent immédiatement que quelque chose n’allait pas.
Ils firent demi-tour et se précipitèrent vers l’endroit où ils retrouvaient d’ordinaire le reste de la bande.
Dans le pub du coin, la télévision diffusait déjà les reportages des journalistes sur l’effroyable incident et expliquait la gravité de la situation.
L’ancienne génération se composait de cinq hommes d’âge mûr, dont deux étaient des amateurs chevronnés de plein air, passionnés par les expéditions en pleine nature et la survie loin de la civilisation.
Ils oublièrent vite leurs vieux désaccords avec la jeune génération.
Désormais, leur vie était en jeu.
Les deux experts en survie prirent naturellement la tête du groupe.
Ils organisèrent rapidement les autres et leur expliquèrent quelles provisions rassembler en priorité.
La bande convint de se retrouver au même endroit quelques heures plus tard.
Par chance, chacun des membres revint à l’heure convenue.
Les plus jeunes, dont deux adolescents, devenaient plus nerveux de minute en minute et semblaient au bord de la panique.
Pourtant, le calme et l’assurance sincères des motards plus âgés se révélèrent contagieux.
C’est ainsi que commença leur nouveau voyage.
Dans un premier temps, les motards se réfugièrent dans les montagnes, où il était bien plus facile d’éviter les zombies.
Ils installèrent un camp au bord d’un petit lac et montèrent la garde à tour de rôle.
Ils survécurent grâce aux provisions qu’ils avaient emportées, complétant leur alimentation avec des baies sauvages, des fruits de la forêt et du petit gibier pris dans des pièges disposés autour du périmètre.
Un mois s’écoula.
Le temps se refroidissait peu à peu, et les meneurs décidèrent qu’il était temps de repartir.
Deux des motards les plus âgés partirent en éclaireurs.
Lorsqu’ils revinrent avec un peu d’essence siphonnée dans une station-service abandonnée, le reste du groupe se prépara à partir à son tour.
Un long voyage à la recherche d’un abri les attendait.
En traversant petites villes et hameaux, ils comprirent de plus en plus que l’infection se propageait bien plus vite qu’ils ne l’avaient jamais imaginé.
Il devenait aussi douloureusement évident que les autorités avaient totalement perdu le contrôle de la situation.
Les motards passèrent longtemps à explorer le désert en quête d’un abri, siphonnant de l’essence partout où il en restait.
Mais leurs réserves de carburant fondaient à vue d’œil.
Aucun endroit adapté ne se profilait à l’horizon pour survivre durablement, surtout en hiver — et surtout en pleine apocalypse zombie.
Ils finirent par prendre une décision qui allait déterminer leur avenir :
ils bâtiraient leur propre abri.
Bien sûr, tout construire à partir de rien aurait pris bien trop de temps, exigé des efforts considérables et les aurait exposés à des dangers inutiles.
Ils décidèrent plutôt de trouver un lieu existant qu’ils pourraient reconstruire et adapter à leurs besoins.
Ils n’eurent pas à réfléchir longtemps.
Presque aussitôt, ils se souvinrent d’un vieux garage où ils faisaient régulièrement réparer leurs motos avant l’épidémie.
Il était relativement petit et idéalement situé.
Il se trouvait assez loin de la ville pour que les attaques de zombies y soient rares, mais pas au point de les empêcher de venir en aide à d’autres survivants qui se trouveraient encore dans les environs.
En arrivant sur place pour inspecter les lieux, les motards comprirent vite que l’atelier avait simplement été abandonné dans la précipitation.
Ils commencèrent à planifier sa transformation en nouvelle base.
Leur première priorité fut le périmètre.
Ils fouillèrent les alentours à la recherche de tôles, d’ardoises, de poutres en bois, de ciment et de tout ce qui pouvait les aider à dresser une solide barrière défensive contre les zombies.
Il leur fallut plusieurs semaines pour mettre en place ne serait-ce qu’une protection rudimentaire.
Ensuite, les motards s’attaquèrent à l’intérieur.
Ils commencèrent par dégager le plus d’espace possible, en jetant le bric-à-brac inutile et tout ce qui ne pouvait pas être réparé.
Un hangar encombré, à côté de l’atelier, renfermait toutes sortes d’objets abandonnés.
Parmi eux, les motards eurent la chance de trouver une caisse à outils, plusieurs pelles solides pour se défendre contre les zombies, un canapé cassé et même un vieux groupe électrogène à essence.
Ils décidèrent à l’unanimité de transformer le hangar désormais vidé en quartiers d’habitation.
Les motards couvrirent de tissu les fenêtres pleines de courants d’air et colmatèrent les fissures des murs avec des plaques de contreplaqué.
Une fois les travaux d’isolation de leur nouveau foyer terminés, le groupe put enfin se reposer.
Regrettant le bon vieux temps, les motards finirent par faire de courtes virées dans les environs.
Un jour de pluie, ils remarquèrent quelque chose d’inhabituel sur la route :
un convoi militaire avait été arrêté par un grand groupe de zombies.
Les motards décidèrent d’observer la scène à distance, craignant que les soldats ne retournent leurs armes non seulement contre les zombies, mais aussi contre eux.
Au début, les militaires n’eurent guère de mal à venir à bout des morts-vivants.
Mais le bruit des coups de feu attira encore davantage de créatures.
Avant que les soldats ne puissent se regrouper, ils furent inévitablement submergés et servirent de pâture à la horde.
Des fusils d’assaut gisaient près des corps, et les véhicules contenaient sans doute d’autres armes et provisions dont leurs anciens propriétaires n’auraient plus besoin.
Après avoir soigneusement évalué les risques, les motards décidèrent d’attendre qu’une partie des zombies s’éloigne.
Ils récupéreraient ensuite tout ce qui pourrait leur servir.
C’est exactement ce qu’ils firent.
À l’approche de la nuit, une fois qu’une partie de la horde se fut bien éloignée, les motards lancèrent leur opération de récupération.
La pluie battante et l’obscurité étaient à la fois leurs alliées et leurs ennemies.
Malgré les risques énormes, les motards passèrent inaperçus et parvinrent à récupérer tout ce dont ils avaient besoin :
des armes à feu pour chaque membre du groupe, un petit stock de médicaments, des munitions, plusieurs gilets pare-balles et quelques rations militaires.
Cette trouvaille augmenta considérablement leurs chances de survie.
Ils pouvaient désormais se défendre bien plus efficacement contre les zombies et chasser du gros gibier pour se nourrir.
Au début, tous les membres de la bande ne savaient pas manier une arme à feu, mais ce problème fut vite réglé grâce à des entraînements communs dans les forêts.
C’est à ce moment que les motards comprirent qu’il était temps de franchir une nouvelle étape en tant que communauté.
Pour laisser derrière eux leurs vieux conflits et désaccords, ils décidèrent qu’ils avaient besoin d’un nouveau départ.
Ce fut le début de la faction connue sous le nom des Perdus.
Une nouvelle menace avait résolu un vieux problème.
Ils étaient redevenus une famille.
Après six mois de vie isolée, les Perdus commencèrent à croiser d’autres groupes de survivants.
Ils comprirent que pour améliorer leur qualité de vie, ils devaient participer activement aux réseaux commerciaux qui se développaient entre les communautés de survivants.
Ils proposèrent aux autres tout ce qu’ils savaient faire :
réparation de véhicules, travail manuel et viande séchée.
Aujourd’hui, dix ans après le début de l’apocalypse, les Perdus évitent généralement les conflits avec les étrangers, sauf lorsque ceux-ci touchent à leurs relations commerciales.
Leur farouche esprit d’indépendance les tient à l’écart de la plupart des affrontements inutiles.
Ils acceptent aussi rarement de nouveaux membres.
Et lorsque quelqu’un est autorisé à rejoindre leurs rangs, c’est presque toujours parce qu’il partage les mêmes passions :
l’amour de la liberté, l’adrénaline...
et les motos, bien sûr.
Signes distinctifs
Les Perdus présentent plusieurs caractéristiques reconnaissables.
Les motards préfèrent les vêtements en matériaux résistants, qui ne partent pas en lambeaux après une course à grande vitesse.
Leur tenue comprend généralement un jean ou un pantalon en cuir, des débardeurs et des T-shirts à l’effigie de groupes de rock ou de têtes de mort, des blousons en cuir noir, des bandanas et des bonnets en maille noirs qui les protègent du vent.
Cheveux longs, barbes et moustaches sont également courants chez eux.
Particularités et comportement
L’esprit de fraternité, de liberté et de vérité est au cœur de la philosophie du vrai motard.
Il s’oppose aux tentations de la société de consommation, du matérialisme et de l’hypocrisie.
Pour un motard, la moto passe toujours en premier.
Tout le reste vient après — y compris l’amour et la famille.
Type de comportement : neutre.
Anecdotes
Par le passé, les Perdus ont joué un rôle décisif dans l’histoire du Commonwealth.
Non seulement ils ont sauvé ses membres d’une mort certaine, mais ils les ont aussi aidés à gagner rapidement reconnaissance et influence auprès des autres factions.
